Io sono
On ne naît pas seulement d’un nom, on naît aussi d’un paysage. Io sono est le récit d’une quête nichée dans les parois abruptes des Alpes. À partir d’archives photographiques et d’une recherche historique sur les circulations transfrontalières entre l’Italie et la France, le projet explore une mémoire de la vie en montagne en suivant les itinéraires des contrebandiers.
- Texte : Angela Braito | Renaud Gosse
- Illustration et musique : Angela Braito
Résumé
Le paysage est une mémoire vive. Entre archives familiales et reliefs de montagne, Io sono fait surgir les traces subtiles laissées par les contrebandiers : passages répétés, chemins dissimulés, gestes précis, savoir-faire transmis dans l’ombre.
À travers les images se dessine une cartographie secrète, faite de détours, de franchissements nocturnes et de territoires négociés. Chaque trace raconte une manière d’habiter la montagne et ses plis — non comme une limite, mais comme un espace à traverser, à contourner, à déjouer.
Les paysages portent l’empreinte de ces circulations invisibles. Ils deviennent les archives d’une économie parallèle, d’une intelligence du terrain et d’une forme de résistance silencieuse.
Une traversée au cœur de ces vies clandestines, où dire « je suis » revient à se situer dans un réseau de passages, de risques et de fidélités inscrits dans la montagne.